La comparaison
Rapprocher deux éléments à l'aide d'un mot de comparaison.
Introduction
« Ses yeux brillaient comme des étoiles. » « Il est rusé comme un renard. » Ces phrases ne décrivent pas seulement : elles font naître une image dans l’esprit du lecteur. Elles utilisent une figure de style très ancienne et très répandue : la comparaison.
L'essentiel à retenir
Une comparaison rapproche deux éléments, le comparé et le comparant, grâce à un point commun, à l’aide d’un outil de comparaison.
Les outils de comparaison sont : comme, tel, pareil à, semblable à, ainsi que, ressembler à, sembler, plus… que, moins… que.
La comparaison crée une image qui rend le texte plus expressif.
Explication
Toute comparaison comporte quatre éléments. Le comparé est ce dont on parle. Le comparant est l’élément auquel on le rapproche. L’outil de comparaison est le mot qui les relie. Le point de comparaison est la qualité commune. Dans « Ce garçon est fort comme un bœuf », le comparé est « ce garçon », le comparant « un bœuf », l’outil « comme » et le point commun « fort ».
Le point de comparaison n’est pas toujours exprimé : « Sa voix est comme une caresse » laisse le lecteur deviner qu’elle est douce.
La comparaison permet de rendre une description plus concrète et plus vivante. Les poètes l’utilisent pour créer des images surprenantes ; les romanciers pour faire comprendre un sentiment ; la langue courante en est pleine : « malin comme un singe », « blanc comme neige », « rouge comme une tomate ».
Il faut distinguer la comparaison figurée, qui crée une image en rapprochant deux réalités différentes, de la simple comparaison logique. « Paul est plus grand que Léa » compare deux personnes, mais ne crée aucune image : ce n’est pas une figure de style.
En analysant un texte, on ne se contente pas de repérer une comparaison : on explique son effet. Que nous apprend le comparant sur le comparé ? Rend-il le personnage inquiétant, comique, attendrissant ? Le comparant est-il emprunté à la nature, aux animaux, aux objets ? Un réseau de comparaisons liées à la mort ou au feu, par exemple, peut révéler l’atmosphère d’un passage.
Exemples
« La Terre est bleue comme une orange » (Paul Éluard) : comparaison surprenante.
« Le lac était lisse tel un miroir » : comparé « le lac », comparant « un miroir », outil « tel », point commun « lisse ».
« Il dort comme une marmotte » : expression courante.
« Elle ressemblait à une reine » : outil « ressembler à ».
« Paul court plus vite que son frère » : comparaison logique, pas une figure de style.
Méthode
1. Je repère l’outil de comparaison.
2. J’identifie le comparé (ce dont on parle) et le comparant (l’image).
3. Je cherche le point commun, exprimé ou sous-entendu.
4. Je vérifie que les deux éléments appartiennent à des domaines différents.
5. J’explique l’effet produit sur le lecteur.
Attention
Le mot « comme » n’introduit pas toujours une comparaison ! Dans « Comme il pleut, je reste à la maison », il exprime la cause. Dans « Il travaille comme serveur », il indique une fonction. Vérifie qu’il y a bien un rapprochement entre deux réalités.
Résumé de la notion
La comparaison rapproche un comparé et un comparant grâce à un outil (comme, tel, pareil à, ressembler à…) et à un point commun. Elle crée une image qui rend le texte plus expressif ; il faut toujours en expliquer l’effet.
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